Transport fluvial


Nos produits de la Vallée du Rhône (Camargue, Drôme provençale, Coteaux de l'Ardèche, Vallée de l'Eyrieux), ainsi qu'une partie de nos produits bourguignons et champenois remontent à Paris à bord des péniches Tourmente, qui circule surtout sur le Canal du Midi et le Canal de Sète au Rhône, et Alizarine, qui remonte et descend, suivant différents itinéraires, le Rhône, la Saône, les canaux de Bourgogne, la Marne et la Seine.


Le transport fluvial est un mode de transport qui a un impact limité sur l'atmosphère. Face aux enjeux écologiques des prochaines décennies, il constitue une réponse immédiate, concrète, simple et facile à mettre en place, puisque les infrastructures sont là et de bonne qualité. Bien que sa modernisation soit en retard par rapport aux canaux belges et hollandais, nous avons en France le plus grand réseau européen de voies navigables avec quelques 6700km de fleuves, canaux et rivières canalisées. Une péniche de gabarit Freycinet (Alizarine est un luxmotor de charge un peu plus réduite), adaptée aux canaux les plus étroits, peut transporter de 250 à 350 tonnes de marchandises, soit l'équivalent de 10 à 14 camions. Un automoteur Freycinet consomme beaucoup moins de carburant qu'un gros tracteur. De manière générale, on estime que "le transport d'une tonne de marchandise par voie d'eau génère en moyenne quatre fois moins de CO2 que par la route". (source : Chambre Nationale de la Batellerie Artisanale).


Les canaux, qui ont l'autre avantage d'être le seul réseau de transport non congestionné, assurent une fiabilité de transport et une bonne cadence. Il est ainsi facile d'organiser plusieurs mois à l'avance des chargements le long du parcours avec des producteurs aux calendriers de production également très réglés.


Certains produits ne se soucient guère de la langueur des flots : les céréales et les légumes secs (pois chiche et riz de Camargue, lentille du Loiret), les conserves de légumes, les confitures, les miels, la farine, le petit épeautre... (nos producteurs de Drôme et d'Ardèche sont situés de par et d'autre à quelques dizaines de km du Rhône), les olives (qui dans la saumure se gardent des années), les huiles (huile de Provence, huile de Nyons, huile de noix chargée sur l'Aisne). D'autres produits, maltraités par les cahots de la route, apprécient particulièrement cette lenteur : le vin se bonifie au fil de l'eau et peut être consommé dès son arrivée (alors qu'on doit le laisser reposer après un trajet par la route). Après dégustation des vins acheminés jusqu'au Bassin de la Villette dans les cales de l'Alizarine, les professionnels s'accordent : l'effet péniche est remarquable sur la qualité d'une bouteille.
Alizarine traverse une très grande partie du vignoble français : le Languedoc, la Vallée du Rhône, le Beaujolais, le Mâconnais, la Champagne.



La péniche Alizarine fait quatre aller et retour par an entre Sète ou Avignon et Paris. Elle décharge nos produits au Bassin de la Villette, soit au plus près de notre clientèle.



Le modèle de distribution urbaine dont rêve les ports fluviaux :